• Suite à une fermeture de classe dans mon école j'ai du participer au mouvement... Je quitte la maternelle à la campagne pour un CP-CE1 en  ville.

    En route pour de nouvelles aventures!

    Bougeons avec l'Education Nationale...

     

     


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  • Alors que je faisais du ménage, tri, rangement dans ma bibliothèque professionnelle avant une longue période sans école (un an quand même), je me suis dit : "Tiens, si je partageais quelques idées de lecture qui changent du mainstream d'animation péda, de la mode Montessori dont on nous gave sur les forums et blogs et de la propagande de l'ICEM des salons pédagogiques et mailling reçu dans les écoles...."

    Car oui, il y a d'autres sources pour nourrir sa pratique de classe et sa réflexion, nous ne sommes pas condamnés aux Oralbums, à la tour rose et aux plans de travail... (Moi? réductrice? non, pas du tout! clown )

     

    EDIT (15/08)

    Je précise que je ne suis pas forcément d'accord avec la totalité des propos contenus dans les livres que je cite. Comme dans toute lecture, il faut garder son esprit critique et faire le tri.

     

     

    1- « Apprentissage du Langage oral à l'école maternelle pour une pédagogie de l'écoute » de Pierre Péroz, Canopé éditions. 

    pédagogie de l'écoute

    Zaubette a écrit un très bon article présentant cette pédagogie du langage oral à la maternelle, je ne vais donc pas me lancer dans les explications et vous renvoyer vers son article : 

    http://www.zaubette.fr/une-pedagogie-de-l-ecoute-en-langage-maternelle-a118398350

     

    Je l'utilise depuis deux ans en classe, et c'est vraiment très efficace. 

    Je complète avec le principe des Living-books (pour le choix des livres à lire) et de la narration (pour les plus grands, à partir du milieu de la GS) tirés de la pédagogie de Charlotte Mason (google est votre ami wink2 ). 

     

    2- La pédagogie Reggio Emilia

    «Bringing the Reggio Approach to Your Early Years Practice» , L. Thornton & P. Brunton, Editions David Fulton Book

    Reggio

    «The hundred languages of Children» C. Edward, L. Gandini, G. Forman, Editions Praeger

    Reggio

     

     

    Oui, c'est en anglais, il n'y a pas de livre en français sur cette merveilleuse pédagogie, mais on trouve pas mal de blogs qui en parlent car c'est très à la mode en IEF (alors que, techniquement, ce n'est pas du tout fait pour l'instruction en famille car le groupe d'enfants y est un fondamental...)

    Pour en savoir un peu plus sur cette pédagogie avant d'attaquer ces lectures : sur wiki , présentation sous forme de PDF... et google est votre ami. 

     

    3- «Libérons la créativité de nos enfants», Marie Gervais, Editions de la Martinière

    quelques livres pour la maternelle

    Ce livre n'est pas destiné aux enseignants mais aux parents, mais peu importe, c'est une véritable mine d'or d'activités, d'aménagement, d'idée de matériel en art plastique, musique, bricolage, la cuisine... 

     

    4- «Le jeu de peindre» Arno Stern, Editions Actes Sud

    quelques livres pour la maternelle

    Alors là non plus ce n'est pas destiné du tout aux enseignants, Arno Stern étant contre l'école et la scolarisation des enfants. Cependant cet ouvrage présente sa méthode d'expression via la peinture libre (la formulation) : condition matériel, organisation, observation de l'évolution des pratiquants... c'est passionnant. J'ai tenté cette approche en classe par des ateliers reprenant les grandes lignes  du jeu de peindre et j'ai été bluffée par ce que font les enfants après quelques séances.

     

    Je précise sinon, que je ne suis pas du tout d'accord avec beaucoup des propos de l'auteur (normal, c'est un antiécole), il y a du tri à faire. 

    5- «Rimes et comptines, une autre voix» Evelyne Resmond-Wenz, Erès éditions, collection 1001BB

     

    quelques livres pour la maternelle

    Livre destiné aux professionnels de la petite enfance (crèche, assistante maternelle...) et aux parents d'enfant en bas âge... bref, c'est pour les bébés et enfants avant la maternelle, mais quelle importance? Nos élèves sont encore bien petits quand ils arrivent dans nos classes. Ce petit livre présente les différentes sortes de comptines, leur historique, leur évolution, leur intérêt pour les enfants... Ça change du "il faut apprendre dix poésies et comptines par an" sans explication.

     

    6- «Les livres, c'est bon pour les bébés» Marie Bonnafé, Editions Pluriel

    quelques livres pour la maternelle

     

    On reste dans les publications à destination des assistantes maternelles, du personnel de crèche et des parents, mais cela montre une autre approche du livre pour nos petits que celle habituelle en école et en plus ce livre fournit une bibliographie de livres/albums  très riche et triée par genre.

     

    7- «De l'enfant roi à l'enfant tyran» Didier Pleux, éditions Odile Jacob

    quelques livres pour la maternelle

     

    Là aussi, ce n'est pas destiné aux enseignants et pas tellement sur les enfants de moins de 6 ans, mais certaines de nos réactions d'enseignant face à un certain type d'enfant y sont épinglées et nous montre comment inconsciemment nous empirons la situation.

    8- «TV Lobotomie» Michel Desmurget, Editions J'ai Lu

    quelques livres pour la maternelle

     

    Juste pour savoir pourquoi les écrans ne devraient JAMAIS franchir le seuil d'une classe maternelle. 

     

    9- «Manuel pratique des jardins d'enfants de Frédéric Froebel : à l'usage des institutrices et des mères de famille..." J.-F. Jacobs, F. Claassen libraire-éditeur (1859)

     

    quelques livres pour la maternelle

    Car la mode est de ressortir les vieilles pédagogies en disant que c'est hyper innovant (car Montessori, c'est tout sauf du neuf, hein, soyons sérieux), je suis remontée encore plus loin, avant Maria Montessori, avant Pauline Kergomard, je suis remontée jusqu'à Frédéric Froëbel, au début du XIXe siècle. 

    Personnellement, j'ai acheté (sur Amazon) une impression à la demande du livre numérisé, mais cet ouvrage est disponible gratuitement sur googlebook: J_F_Jacobs_Manuel_pratique_des_jardins_d_enfants_

    Une petite précision, le livre n'est pas de F. Froëbel lui même mais d'une de ses disciples et publié 10 ans après la mort de Froëbel. Les livres de Froëbel sont introuvables en français. 

    Il faut aussi remettre cette pédagogie dans un contexte et une époque quand on le lit. Nous sommes à une époque où la majorité de la population ne sait ni lire ni écrire, où les enfants travaillent aux champs ou dans les ateliers dès le plus jeune âge. Promouvoir l'instruction pour tous dès le plus jeune âge, éduquer les mères pour qu'elles instruisent leurs enfants, c'était révolutionnaire à cette époque.  Lors de la lecture de la préface et de l'intro, il faut garder à l'esprit l'époque à laquelle cela a été écrit. 

    Le livre se divise en trois parties, d'abords un large extrait du livre "les causeries de la mère" de Froëbel.

    quelques livres pour la maternelle

    Cette partie présente les activités de langage que doit mener la mère avant la "scolarisation" (avant 4 ans) : enrichissement du langage et des connaissances du monde via le dialogue autour d'images, des situation quotidiennes, et des chants. 

    Ensuite on nous présente les différents dons de Froëbel : un ensemble de  matériel numéroté et progressif. Ce matériel est toujours fabriqué en Allemagne sous le nom de "spielgaben" 

    quelques livres pour la maternelle 

    Site du fabricant : https://spielgaben.com/spielgaben-toy/ (eh oui, ce joli ensemble vaut la bagatelle de 400€)  

    Contrairement à son apparence, ce n'est pas juste un très onéreux jeu de construction. Il y a toute une série d'activités précises à faire faire avec et qui travaillent la géométrie (la géométrie était à l'époque la science reine), la logique, l'arithmétique, le langage... Toutes les activités ne concernent pas les enfants d'âge de l'école maternelle, ce matériel a été mis au point pour des enfants de 4 à 12 ans...

    Pour finir, le livre parle des occupations manuelles: découpage, pliage, tissage, piquage, dessin au trait, entrelacement... 

    C'est une lecture très enrichissante et pas mal dépaysante tellement c'est loin de ce que l'on croit pouvoir attendre d'un enfant actuellement. 

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    Voili, c'était juste un peu de lecture pour s'ouvrir un peu sur autre chose dans nos classes et y faire rentrer un peu d'air.

     

     

     


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  • En quelques mois, j'ai eu la grippe, deux gastros, trois bronchites, quatre sinusites, cinq rhino-pharyngites, des poux, et un nombre incalculable de rhumes... J'ai le numéro du médecin en favori dans mon téléphone et la pharmacien hésite à m'offrir une carte de fidélité... 

    La maternelle, c'est un nid à microbes! Morve, éternuement, toux, bave, vomis, pipi, caca... on a droit à tout l'éventail des trucs cracras et hautement contagieux. (Ne faites pas vos vierges effarouchées, oui, la maternelle, c'est cracra!)

    J'ai donc décidé à prendre le taureau par les cornes et de sensibiliser mes élèves aux microbes et à l'hygiène de base!

    1- Les mains!

    A la question "Pourquoi faut-il se laver les mains?", mes élèves n'ont pas su répondre, ou tout juste un "car elles sont sales" bien solitaire dans un coin. 

    Etape 1 : faire voir les microbes.

    Pour faire voir les microbes qui sont sur les mains, il faut les cultiver un peu. Pour ça, rien ne vaut un morceau de pain de mie. 

    Le pain, c'est typiquement le truc qu'on mange avec les doigts, donc si on a les mains sales, on mange les saletés de nos mains. Pour faire voir ce que l'on mange si on mange avec les mains sales, on prend un tranche de pain de mie comme pour se faire une tartine et on demande aux élèves de frotter les mains (sales) sur la tartine, on met dans un sachet plastique et on met ça dans un coin chaud et sombre.

    Résultat en une semaine : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes?

     

    Beeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurrrrrrrkkkkkkk!!!!! (oui, c'est impressionnant quand même!)

    On fait la même chose avec les mains soigneusement lavées au savon. 

    Une semaine après : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes?

     

    Quelques tâches de moisi, mais par rapport à l'autre, il y a quand même un monde.

    Et bien sûr on n'oublie pas la tartine témoin à laquelle personne n'a touché.

    Une semaine après : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes? 

    La date de péremption n'est même pas passée, il est impeccable.

     

    Cette petite expérience est assez visuelle et impressionnante, elle a bien sensibilisé mes élèves sur la présence de microbes invisibles sur leurs mains. 

    Et puis, quand ils mettent n'importe quoi dans leur bouche ou ne veulent pas se laver les mains avant la cantine, suffit de leur rappeler la tartine moisie... c'est très efficace.

     

    Etape 2 : D'où viennent ces microbes?

     Là on va devoir les rendre visibles. On fait de faux microbes avec des paillettes très fines et du gel hydroalcoolique pour les mains. (Le gel hydroalcoolique a une texture qui s'étale bien, sèche vite et reste légèrement collante).

    On étale une bonne couche de gel+paillettes sur les mains :

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes? 

    Puis on serre la main d'un élève, qui serre la main d'un autre... on touche divers objets (crayons, jouets, chaises.) que l'on passe entre enfants... En un rien de temps, à partir d'une seule personne aux mains sales, toute la classe est contaminée, mains, visages, vêtements... il y en a partout!!!

    Etape 3 : lavage!!!!

    Là, j'ai repris mon gel hydroalcoolique pailletés.  Quand il est sec, si on passe juste les mains sous l'eau, même en frottant un peu, il reste des paillettes! Il faut savonner sérieusement et bien rincer pour se débarrasser de ces décorations scintillantes. 

    J'ai pris les élèves par petit groupe, en les faisant passer un par un au robinet, pour surveiller/expliquer le savonnage, le rinçage et l'essuyage. (Je sous-estimais très fortement la proportion d'enfants ne sachant pas du tout se laver les mains.)

     

    2- Atchoum!

    Je ne sais pas vous, mais moi, mes élèves, ils "adorent" me tousser ou m'éternuer à la figure (surtout quand j'attache leur manteau! Grrrrr!!!) Bien peu on apprit ne serait-ce qu'à mettre leur main devant leur bouche.

    Pour sensibiliser aux soucis des postillons, il suffit de prendre une salière et de la fécule de maïs (Maïzéna).  On remplit la salière de fécule. 

    On annonce que le pot est rempli de faux microbes, on prend la salière que l'on place au niveau de sa bouche et on fait semblant d'éternuer ou de tousser. Quand on tousse ou éternue, on secoue d'un ou plusieurs coups secs la salière de fécule, ce qui envoie de magnifiques gerbes blanches sur tout ce qui se trouve devant... Il y a des points blancs sur le sol, les meubles, les vêtements... 

    "Vous venez d'attraper tous mes microbes!"

    Après, on fait voir ce qui se passe quand on tousse/éternue dans sa main = on a la main pleine de microbes et il faut vite se laver les mains sinon on va en mettre partout!

    Pour finir, on fait ça bien comme il faut dans son coude, là, les microbes on ne les donnera pas aux autres. 

    ------ ------ -----

    Ben vous savez quoi, en une semaine les élèves ont bien amélioré leur hygiène des mains et le taux de nez qui coulent a drastiquement diminué. 

    Relation de cause à effet? sarcastic

     

     

     

     


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  • Au-revoir le CM2, bienvenue la classe unique de maternelle.

    Qui dit changement de niveau, dit création de nouveaux outils. Je vous présente Sac-à-Malice!

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout...

    Techniquement c'est juste un très grand sac à bandoulière (fait maison) avec des yeux et des dents, mais en classe il sert à plein de choses. 

     

    1- Le rangement de la classe

    Sac-à-Malice est très vorace, il mange tout ce qui traîne et n'est pas rangé, donc quand les élèves rangent après les activités et les jeux, s'il reste quelque chose qui traîne, il le mange et après il faut attendre plus d'une semaine pour le récupérer. 

    C'est très efficace, les élèves ne laissent rien traîner. Par contre au début, ils se demandaient si Sac-à-Malice pouvait les manger, il a donc fallu que je précise qu'il ne mangeait pas les enfants.

     

    2- Transport

    Sac-à-Malice est très grand, on peut y mettre tout le bazar dont on a besoin en maternelle quand on se déplace (je ne sais pas vous, mais pour moi en maternelle les déplacements sont de vrai déménagements :  liste d'urgence des élèves, boîte de mouchoirs, changes, gobelets, trousse à pharmacie...)

    Il y a toujours un élève qui veut le porter et on ne l'oublie jamais. (Il a un côté mascotte très efficace.)

     

    3-Apporter des choses en classe

    Tous les mercredis, Sac-à-Malice attend sur ma chaise au coin regroupement, le ventre plein de quelque chose qu'il aurait mangé ailleurs et nous aurait rapporté.

    Il y a tout un rituel pour l'ouvrir  et on découvre ensuite ce qu'il nous a apporté. 

    Soit ce sont des matériaux bruts, alors on réfléchit à ce que l'on va pouvoir faire avec.

    Soit le contenu a une utilisation précise, alors il y a une lettre pour nous expliquer ce qu'il faut faire. 

    Depuis septembre il nous a apporté des paquets de photo, un grand paquet de vieux journaux, du matériel pour faire du papier recyclé, des plumes de paon, des bulbes avec des pots et du terreau, de l'ail/oignons/échalotes, des bogues de châtaignes, les ingrédients de la pâte à sel, de quoi faire des savons parfumés, de la paille, du bois et des morceaux de brique...

    Nous passons une partie de la matinée à découvrir les matériaux et (s'il y en a) à suivre les instructions donnés par Sac-à-Malice.  Pendant cette activité, je prends plein de photos et les jours suivants nous faisons des affiches (gros travail de langage pour faire les légendes) et/ou pour les plus petits, on ajoute des pages à leur album écho.

     

    4- Apprendre l'alphabet

    Suite à la lecture de l'album "Le monstre du tableau" avec les GS.

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

    Nous avons découvert que Sac-à-Malice faisait partie de la famille des monstres de tableau, et qu'il fallait donc le nourrir convenablement avec des lettres de l'alphabet.  Pour cela j'ai fabriqué un sac d'aliment spécial Monstre de tableau : 

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

    Rempli de biscuits-lettre en pâte à sel.

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

     

    Tous les matins, les GS tirent au sort un biscuit chacun, donnent le nom de la lettre, la montrent au reste de la classe et la met dans Sac-à-Malice. J'écris sur le tableau les lettres que Sac-à-Malice a mangé, on les répète...

     

    Pour le moment, il n'y a qu'un paquet en lettres d'imprimerie, mais il y aura aussi un paquet de minuscules scriptes, un de lettres cursives et pour finir un paquet d'aliment complet mélangeant toutes les écritures. 

     

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    Voilà, voilà, je suis sûre que je vais trouver d'autres utilisations. 

    Comme quoi, avec juste un sac, on en fait des choses. he


    21 commentaires
  •  

     

    Lors de mes longues visites sur Pinterest, j'avais croisé de nombreuses fois sur les sites américains des photos de lampes "no question". Et comme ce que le singe voit le singe le fait, j'ai eu envie d'en faire une : 

    Matériel :

    - une lampe bouton-poussoir (on appuie dessus ça s'allume, on rappuie ça s'éteint) à pile. J'ai pris le modèle le moins cher que j'ai trouvé, environ 3~4€ chez Castorama

    - Un carré de carton

    - piles (4 ici)

    - feutre posca

    - peinture

    - bande velcro autocollante (car il faut pouvoir détacher la lampe du carton pour changer les piles, et la patafix ne tient pas à long terme)

     

    Utilisation :

    Quand cette lampe est allumée, les élèves ont interdiction de poser la moindre question (sauf urgence). 

    Plus précisément, je les préviens que je vais allumer la lampe avant de passer les consignes, après avoir vérifier que les consignes ont été écoutées et comprises, j'allume.

    Si les élèves sont sur un travail de copie (je fais copier le plus possible les leçons, je ne suis pas fan de la photocopieuse), les élèves n'ont absolument aucune raison de poser des questions. Le temps de copie me permet de prendre un groupe de besoin en remédiation (les élèves qui viennent avec moi ont une photocopie de la leçon), et le reste du groupe ne doit pas nous déranger, donc j'allume.

    Si les élèves sont sur des exercices d'application, j'allume aussi. Premièrement ça les force à écouter les consignes vu que je ne les répétérai pas à la demande, ça leur demande de se poser la question à eux-même et de réfléchir. Deuxièmement pendant tout le travail je circule dans la classe, observe, aide, réexplique, guide... l'interdiction de poser des questions, empêche les élèves extravertis de me m'appeler en permanence pour un oui ou pour un non au détriment des élèves timides et introvertis qui n'oseront pas demander d'aide. Je passe voir tout le monde, repère ceux qui ont du mal, aide sans être dérangée toutes les deux minutes par un «MAÎÎÎTREEESSSSSSSEEEE!!!!» tonitruant. (Oui, ils ont du mal à lever la main et a attendre en silence.) Ils doivent attendre que je vienne les voir.

     

    Ce système fonctionne très bien dans ma classe cette année, par contre il faut se munir de piles rechargeables, car elles usent vite.


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