• En quelques mois, j'ai eu la grippe, deux gastros, trois bronchites, quatre sinusites, cinq rhino-pharyngites, des poux, et un nombre incalculable de rhumes... J'ai le numéro du médecin en favori dans mon téléphone et la pharmacien hésite à m'offrir une carte de fidélité... 

    La maternelle, c'est un nid à microbes! Morve, éternuement, toux, bave, vomis, pipi, caca... on a droit à tout l'éventail des trucs cracras et hautement contagieux. (Ne faites pas vos vierges effarouchées, oui, la maternelle, c'est cracra!)

    J'ai donc décidé à prendre le taureau par les cornes et de sensibiliser mes élèves aux microbes et à l'hygiène de base!

    1- Les mains!

    A la question "Pourquoi faut-il se laver les mains?", mes élèves n'ont pas su répondre, ou tout juste un "car elles sont sales" bien solitaire dans un coin. 

    Etape 1 : faire voir les microbes.

    Pour faire voir les microbes qui sont sur les mains, il faut les cultiver un peu. Pour ça, rien ne vaut un morceau de pain de mie. 

    Le pain, c'est typiquement le truc qu'on mange avec les doigts, donc si on a les mains sales, on mange les saletés de nos mains. Pour faire voir ce que l'on mange si on mange avec les mains sales, on prend un tranche de pain de mie comme pour se faire une tartine et on demande aux élèves de se frotter les mains (sales) sur la tartine, on met dans un sachet plastique et on met ça dans un coin chaud et sombre.

    Résultat en une semaine : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes?

     

    Beeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurrrrrrrkkkkkkk!!!!! (oui, c'est impressionnant quand même!)

    On fait la même chose avec les mains soigneusement lavées au savon. 

    Une semaine après : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes?

     

    Quelques tâches de moisi, mais par rapport à l'autre, il y a quand même un monde.

    Et bien sûr on n'oublie pas la tartine témoin à laquelle personne n'a touché.

    Une semaine après : 

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes? 

    La date de péremption n'est même pas passée, il est impeccable.

     

    Cette petite expérience est assez visuelle et impressionnante, elle a bien sensibilisé mes élèves sur la présence de microbes invisibles sur leurs mains. 

    Et puis, quand ils mettent n'importe quoi dans leur bouche ou ne veulent pas se laver les mains avant la cantine, suffit de leur rappeler la tartine moisie... c'est très efficace.

     

    Etape 2 : D'où viennent ces microbes?

     Là on va devoir les rendre visibles. On fait de faux microbes avec des paillettes très fines et du gel hydroalcoolique pour les mains. (Le gel hydroalcoolique a une texture qui s'étale bien, sèche vite et reste légèrement collante).

    On étale une bonne couche de gel+paillettes sur les mains :

    Microbes! Des bons microbes! Qui veut des microbes? 

    Puis on serre la main d'un élève, qui serre la main d'un autre... on touche divers objets (crayons, jouets, chaises.) que l'on passe entre enfants... En un rien de temps, à partir d'une seule personne aux mains sales, toute la classe est contaminée, mains, visages, vêtements... il y en a partout!!!

    Etape 3 : lavage!!!!

    Là, j'ai repris mon gel hydroalcoolique pailletés.  Quand il est sec, si on passe juste les mains sous l'eau, même en frottant un peu, il reste des paillettes! Il faut savonner sérieusement et bien rincer pour se débarrasser le ces décorations scintillantes. 

    J'ai pris les élèves par petit groupe, en les faisant passer un par un au robinet, pour surveiller/expliquer le savonnage, le rinçage et l'essuyage. (Je sous-estimais très fortement la proportion d'enfants ne sachant pas du tout se laver les mains.)

     

    2- Atchoum!

    Je ne sais pas vous, mais moi, mes élèves, ils "adorent" me tousser ou m'éternuer à la figure (surtout quand j'attache leur manteau! Grrrrr!!!) Bien peu on appris ne serait-ce qu'à mettre leur main devant leur bouche.

    Pour sensibiliser aux soucis des postillons, il suffit de prendre une salière et de la fécule de maïs (Maïzéna).  On remplit la salière de fécule. 

    On annonce que le pot est rempli de faux microbes, on prend la salière que l'on place au niveau de sa bouche et on fait semblant d'éternuer ou de tousser. Quand on tousse ou éternue, on secoue d'un ou plusieurs coups secs la salière de fécule, ce qui envoie de magnifiques gerbes blanches sur tout ce qui se trouve devant... Il y a des points blancs sur le sol, les meubles, les vêtements... 

    "Vous venez d'attraper tous mes microbes!"

    Après, on fait voir ce qui se passe quand on tousse/éternue dans sa main = on a la main pleine de microbes et il faut vite se laver les mains sinon on va en mettre partout!

    Pour finir, on fait ça bien comme il faut dans son coude, là, les microbes on ne les donnera pas aux autres. 

    ------ ------ -----

    Ben vous savez quoi, en une semaine les élèves ont bien amélioré leur hygiène des mains et le taux de nez qui coulent a drastiquement diminué. 

    Relation de cause à effet? sarcastic

     

     

     

     


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  • Au-revoir le CM2, bienvenue la classe unique de maternelle.

    Qui dit changement de niveau, dit création de nouveaux outils. Je vous présente Sac-à-Malice!

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout...

    Techniquement c'est juste un très grand sac à bandoulière (fait maison) avec des yeux et des dents, mais en classe il sert à plein de choses. 

     

    1- Le rangement de la classe

    Sac-à-Malice est très vorace, il mange tout ce qui traîne et n'est pas rangé, donc quand les élèves rangent après les activités et les jeux, s'il reste quelque chose qui traîne, il le mange et après il faut attendre plus d'une semaine pour le récupérer. 

    C'est très efficace, les élèves ne laissent rien traîner. Par contre au début, ils se demandaient si Sac-à-Malice pouvait les manger, il a donc fallu que je précise qu'il ne mangeait pas les enfants.

     

    2- Transport

    Sac-à-Malice est très grand, on peut y mettre tout le bazar dont on a besoin en maternelle quand on se déplace (je ne sais pas vous, mais pour moi en maternelle les déplacements sont de vrai déménagements :  liste d'urgence des élèves, boîte de mouchoirs, changes, gobelets, trousse à pharmacie...)

    Il y a toujours un élève qui veut le porter et on ne l'oublie jamais. (Il a un côté mascotte très efficace.)

     

    3-Apporter des choses en classe

    Tous les mercredis, Sac-à-Malice attend sur ma chaise au coin regroupement, le ventre plein de quelque chose qu'il aurait mangé ailleurs et nous aurait rapporté.

    Il y a tout un rituel pour l'ouvrir  et on découvre ensuite ce qu'il nous a apporté. 

    Soit ce sont des matériaux bruts, alors on réfléchit à ce que l'on va pouvoir faire avec.

    Soit le contenu a une utilisation précise, alors il y a une lettre pour nous expliquer ce qu'il faut faire. 

    Depuis septembre il nous a apporté des paquets de photo, un grand paquet de vieux journaux, du matériel pour faire du papier recyclé, des plumes de paon, des bulbes avec des pots et du terreau, de l'ail/oignons/échalotes, des bogues de châtaignes, les ingrédients de la pâte à sel, de quoi faire des savons parfumés, de la paille, du bois et des morceaux de brique...

    Nous passons une partie de la matinée à découvrir les matériaux et (s'il y en a) à suivre les instructions donnés par Sac-à-Malice.  Pendant cette activité, je prends plein de photos et les jours suivants nous faisons des affiches (gros travail de langage pour faire les légendes) et/ou pour les plus petits, on ajoute des pages à leur album écho.

     

    4- Apprendre l'alphabet

    Suite à la lecture de l'album "Le monstre du tableau" avec les GS.

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

    Nous avons découvert que Sac-à-Malice faisait partie de la famille des monstres de tableau, et qu'il fallait donc le nourrir convenablement avec des lettres de l'alphabet.  Pour cela j'ai fabriqué un sac d'aliment spécial Monstre de tableau : 

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

    Rempli de biscuits-lettre en pâte à sel.

    Sac-à-Malice, la mascotte fourre-tout

     

    Tous les matins, les GS tirent au sort un biscuit chacun, donnent le nom de la lettre, la montrent au reste de la classe et la met dans Sac-à-Malice. J'écris sur le tableau les lettres que Sac-à-Malice a mangé, on les répète...

     

    Pour le moment, il n'y a qu'un paquet en lettres d'imprimerie, mais il y aura aussi un paquet de minuscules scriptes, un de lettres cursives et pour finir un paquet d'aliment complet mélangeant toutes les écritures. 

     

    ------------------------------------------------

     

    Voilà, voilà, je suis sûre que je vais trouver d'autres utilisations. 

    Comme quoi, avec juste un sac, on en fait des choses. he


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  •  

     

    Lors de mes longues visites sur Pinterest, j'avais croisé de nombreuses fois sur les sites américains des photos de lampes "no question". Et comme ce que le singe voit le singe le fait, j'ai eu envie d'en faire une : 

    Matériel :

    - une lampe bouton-poussoir (on appuie dessus ça s'allume, on rappuie ça s'éteint) à pile. J'ai pris le modèle le moins cher que j'ai trouvé, environ 3~4€ chez Castorama

    - Un carré de carton

    - piles (4 ici)

    - feutre posca

    - peinture

    - bande velcro autocollante (car il faut pouvoir détacher la lampe du carton pour changer les piles, et la patafix ne tient pas à long terme)

     

    Utilisation :

    Quand cette lampe est allumée, les élèves ont interdiction de poser la moindre question (sauf urgence). 

    Plus précisément, je les préviens que je vais allumer la lampe avant de passer les consignes, après avoir vérifier que les consignes ont été écoutées et comprises, j'allume.

    Si les élèves sont sur un travail de copie (je fais copier le plus possible les leçons, je ne suis pas fan de la photocopieuse), les élèves n'ont absolument aucune raison de poser des questions. Le temps de copie me permet de prendre un groupe de besoin en remédiation (les élèves qui viennent avec moi ont une photocopie de la leçon), et le reste du groupe ne doit pas nous déranger, donc j'allume.

    Si les élèves sont sur des exercices d'application, j'allume aussi. Premièrement ça les force à écouter les consignes vu que je ne les répétérai pas à la demande, ça leur demande de se poser la question à eux-même et de réfléchir. Deuxièmement pendant tout le travail je circule dans la classe, observe, aide, réexplique, guide... l'interdiction de poser des questions, empêche les élèves extravertis de me m'appeler en permanence pour un oui ou pour un non au détriment des élèves timides et introvertis qui n'oseront pas demander d'aide. Je passe voir tout le monde, repère ceux qui ont du mal, aide sans être dérangée toutes les deux minutes par un «MAÎÎÎTREEESSSSSSSEEEE!!!!» tonitruant. (Oui, ils ont du mal à lever la main et a attendre en silence.) Ils doivent attendre que je vienne les voir.

     

    Ce système fonctionne très bien dans ma classe cette année, par contre il faut se munir de piles rechargeables, car elles usent vite.


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  • Le mouvement est passé. 

    Au-revoir le CM2 !

    Je suis nommée en maternelle !

    Youpi!!!

     


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  • Je vous parlais dans mon article précédent de vocabulaire. Eh bien à l'instar du vocabulaire, mes élèves ont un niveau de compréhension de lecture catastrophique. (Avouez, ça vous étonne hein?)

    J'ai dégagé plusieurs axes de travail :

    - le comportement de l'élève face au texte,

    - l'automatisation du décodage,

    - l'enrichissement du vocabulaire et de la culture,

    - l'amélioration de la syntaxe, 

    - les images mentales.

     

    1-Le comportement de l'élève face au texte

    Sur ce point, je vous conseille ce livre : 

    Compréhension de lecture

    On pense souvent naïvement que quand on leur demande de lire un texte, les élèves prennent le texte et le lisent du début à la fin en se concentrant pour y comprendre quelque chose. Eh bien cette idée est bien naïve.

    Exemple flagrant du problème de comportement mes élèves face au texte : 

     

    Question : Comment s'appelle l'ami de Sherlock Holmes ?

    réponse attendue : C'est le docteur Watson. (c’est écrit dans le texte.)

    réponses des élèves : C'est Jabez Wilson, Albert, balbutia, Baker Street...

    Une bonne moitié du groupe classe écrit ce genre de réponses, ce qui donne l'impression qu'ils répondent au hasard. Pourtant beaucoup de ces élèves décodent correctement, ils ont une fluence dans la norme attendue pour leur âge (test ROC). Quand on leur lit le texte, ils répondent correctement. Le souci vient de leur manière de lire silencieusement : ils ne lisent pas le texte d'un bout à l'autre, ils balayent le texte du regard, repèrent des mots connus, regardent l'image. A partir de ces mots reconnus en un coup d'oeil (indices) et de l'image, ils extrapolent le sens du texte (intuition du sens, parfois très loin du sens réel du texte). Ensuite ils lisent les questions, balaient le texte du regard à la recherche d’un mot qui pourrait correspondre et le notent en guise de réponse.

    Si on reprend l’exemple précédent :

    Jabez Wilson est le premier nom donné dans le texte après celui de Sherlock Holmes.

    Albert est un prénom, mais est dans le texte «Albert» est utilisé dans le mot composé « Chaîne-Albert » qui désigne la chaîne d’une montre de gousset.

    Balbutia est tiré de la phrase : « Mon ami balbutia une excuse. » L’élève a repéré les mots « mon ami » et a noté le mot se trouvant à côté.

     

    Baker Street est un nom propre repéré grâce à ses majuscules.

     

    Ils font très exactement ce qu'on leur a appris en CP : au CP, le maître écrit au tableau un texte indécodable par les élèves et leur demande de le regarder, de repérer des mots connus, ce qu'ils arrivent à "lire", et de là ils doivent proposer un sens au texte... 

     

    La moitié de mes CM2 lit comme ça! cry

     

    Que fais-je dans ma classe ? 

    Pour tenter de remédier à cette lecture-survol, mes élèves doivent obligatoirement lire à haute voix (utilisation de Chuchoteurs pour limiter le bouhaha en classe, article sur le chuchoteur) avec travail sur l’écoute de sa propre lecture. (On repère vite ceux qui ne lisent pas.) S'écouter lire améliore grandement les performances de lecteur.

    Je ne donne jamais les questions avant ou en même temps que le texte, toujours après, parfois les élèves n'ont plus le texte pour répondre. 

    Je ne donne plus de questions dont la réponse est un mot du texte, que de l'implicite ou de la reformulation, à force ils savent que chercher un mot et le copier est inutile et qu'il faut chercher dans sa tête et réfléchir.

    Je travaille sur les images mentales.

     

     

    2-Le décodage

    Un quart de mes élèves décode mal, bute sur les sons complexes, sur les mots autres que courants, leur lecture est saccadée, lente, laborieuse. Bref le décodage n'est pas automatisé.

    D'autres décodent correctement, mais ce n'est pas fluide, cela leur demande encore pas mal d'effort, ce qui les empêche de vraiment s'intéresser au sens précis.

    Du coup, normal qu'ils préfèrent éviter de lire tous les mots et se contentent de balayer le texte à la recherche des mots qu'ils reconnaissent.

    Que fais-je dans ma classe ?  

    - Je travaille certaines correspondances phonie/graphie,

    - Je travaille la fluence (mais gare aux élèves mitraillettes). J'utilise : 

    Compréhension de lecture

    - Je leur fais lire à haute voix tous les jours 5 à 10 pages de roman (plus des extraits de textes pour l'étude de genre de texte, des textes de sciences, d'histoire, de géo, de...). Depuis septembre mes élèves ont ainsi lu : Fifi Brindacier, Le Magicien d'Oz, Oedipe Schlak Schlak, Alice au Pays des Merveilles, Joker, L'oeil du Loup, des fables de La fontaine, Deux enquêtes de Sherlock Holmes, Tistou les pouces verts...

    (Toutes ces lectures sont décortiquées, expliquées, étudiées... qu'on ne pense pas que je fais juste vocaliser des textes.)

     

    3-Le vocabulaire et la culture

    Pour mon travail de vocabulaire, c'est .

    Pour la culture, ben, déjà lire des textes riches, qui ouvrent pas mal de discussion, et provoquent un apport culturel non négligeable.

    Tous les jours, grâce à un calendrier d'histoire de l'art mondial, on voyage dans le temps et dans le monde...

    Les élèves font des exposés, présentent objets, plantes, instruments... qu'ils apportent en classe.

     

    4- La syntaxe

    Pour comprendre un texte, il est nécessaire d'avoir une bonne maîtrise de la langue, et cette maîtrise c'est l'étude la grammaire, de la conjugaison et de l'orthographe  qui l'apporte.

    Comment comprendre la phrase «Nous allâmes à Covent Garden." si on ignore que "allâmes", c'est le verbe aller au passé simple? (Cette phrase était dans une de nos lectures de la semaine dernière.)

    Etude de la conjugaison, la valeur des temps, des modes, la relation du verbe avec le reste de la phrase...

    Etude de la grammaire, du rôle des mots, de leur nature, de leur fonctions, de leur relation... 

    Etude de l'orthographe, car un ver n'est pas un verre...

     

    Que fais-je dans ma classe ? 

    - 45 min à 1h de de grammaire ou de conjugaison tous les jours, avec beaucoup d'exercices d'entraînement, de transformations/transpositions de phrases et de textes, d'analyses, avec révisions quotidiennes et une bonne dose de par-coeur (car je n'ai pas trouvé de manière plus efficace pour qu'ils sachent leurs conjugaisons.)

    - 1 h d'orthographe par semaine, avec travail d'autocorrection quotidien.

    - Faire beaucoup écrire (je donne très peu de photocopies)

    J'utilise cette méthode:

    Compréhension de lecture

    5- Les images mentales

    Lire, c'est créer une image mentale de ce que contient le texte, c'est créer un petit film dans sa tête à partir de ce qui explicite dans le texte, mais aussi de ce qui est implicite. Cela demande un effort important à beaucoup d'élèves alors ils ne tentent pas d'imaginer et de former une image.

    C'est un gros travail d'entraînement, d'abord à partir de phrases, puis de paragraphes de plus en plus longs, puis en associant plusieurs paragraphes... 

    Un très bon ouvrage sur le sujet : 

    Compréhension de lecture

     

    et un livre pour travailler plus précisément l'implicite via un grand nombre de courts textes triés par type d'implicite (action, lieu, personnage...)

    Compréhension de lecture

    sommaire extrait 1 extrait 2

    Cependant, je préfère travailler à partir des textes lus en classe...

     

     

    Conclusion

    Bref, encore beaucoup de boulot...

     

     

     

     

     

     


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